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Périphériques d'alarme pour atelier : guide des types essentiels

29 juillet 2026
Périphériques d'alarme pour atelier : guide des types essentiels

Pour sécuriser un atelier, l'architecture recommandée combine trois familles de capteurs : détection périmétrique aux accès, détection volumétrique à l'intérieur, et protection rapprochée des biens sensibles. Cette approche multicouche, structurée selon les trois niveaux de détection électronique définis par la Direction générale des patrimoines et de l'architecture, réduit le temps d'action d'un intrus et facilite la levée de doute avant toute intervention.

Les périphériques à déployer en priorité dans la plupart des ateliers :

  • Barrières infrarouges ou contacts magnétiques sur chaque accès (portes, portails, volets)
  • Détecteurs double technologie PIR + hyperfréquence dans les zones de circulation intérieure
  • Caméras avec analyse vidéo pour la levée de doute et la protection des équipements de valeur
  • Contrôle d'accès par badge RFID sur les entrées principales
  • Sirène extérieure à effet dissuasif immédiat

La démarche se résume en quatre étapes : audit du site → identification des zones critiques → combinaison des technologies adaptées à l'environnement → plan de maintenance trimestrielle.


Table des matières

Pourquoi un atelier exige une protection à trois niveaux

La sécurité d'un bâtiment tertiaire ou industriel ne se réduit pas à poser quelques détecteurs. Un atelier présente des risques propres : outillage transportable à forte valeur, cycles d'inoccupation longs (nuits, week-ends), passages réguliers de prestataires extérieurs et environnements physiques difficiles pour les capteurs.

La détection électronique professionnelle se structure en trois niveaux complémentaires. Le premier, périmétrique, détecte l'intrusion dès la tentative de franchissement d'une clôture, d'une porte ou d'un vitrage. Le deuxième, volumétrique, prend le relais si l'intrus parvient à entrer. Le troisième protège les biens eux-mêmes : coffres, armoires à outils, zones de stockage.

L'audit préalable est le point de départ indispensable. Il s'agit de cartographier les flux d'intrusion plausibles — porte publique, accès logistique, toiture — et de hiérarchiser les zones selon leur criticité, pas selon la surface disponible pour poser un capteur. Un atelier de mécanique n'a pas les mêmes points faibles qu'un atelier de menuiserie ou qu'un entrepôt de pièces électroniques.

Visuel illustrant les principales étapes pour sécuriser un atelier


1. Barrières infrarouges et faisceaux : la première ligne périmétrique

Une barrière infrarouge a été mise en place pour sécuriser la grande ouverture de l’atelier.

Les barrières infrarouges actives (émetteur + récepteur) créent un rideau de détection devant les accès principaux, portails et ouvertures larges. Leur portée utile en milieu industriel atteint généralement plusieurs dizaines de mètres, selon le modèle et les conditions climatiques.

Elles conviennent particulièrement aux grandes ouvertures que les contacts magnétiques ne peuvent pas couvrir seuls, comme les portes sectionnelles ou les quais de chargement. En revanche, elles sont sensibles à la poussière dense et au brouillard, deux contraintes fréquentes en atelier. Un modèle avec compensation automatique du gain et indice de protection IP65 minimum est à privilégier dans ces environnements.

Conseil de pro : Installez les barrières IR à deux hauteurs différentes (30 cm et 90 cm du sol) pour éviter qu'un intrus ne les franchisse en rampant ou en sautant par-dessus.


2. Capteurs sur clôture et câbles sismiques pour les périmètres extérieurs

Un technicien procède à l’installation d’un capteur sismique sur la clôture de l’atelier.

Lorsque l'atelier dispose d'une cour ou d'un périmètre clôturé, les capteurs fixés directement sur la clôture offrent une détection avant même que l'intrus n'atteigne le bâtiment. Les câbles sismiques détectent les vibrations de découpe ou d'escalade ; les capteurs à fibre optique signalent toute déformation mécanique de la grille.

Ces dispositifs génèrent davantage de fausses alertes que les capteurs intérieurs, notamment par vent fort ou passage d'animaux. La planification de leur emplacement doit tenir compte des zones de circulation légitimes (accès prestataires, livraisons) pour paramétrer des plages horaires d'exclusion adaptées.


3. Contacts magnétiques et détecteurs d'ouverture

Le contact magnétique reste le capteur périmétrique le plus fiable et le moins coûteux à l'unité. Posé sur chaque porte, fenêtre ou volet, il signale toute ouverture même partielle. Sa robustesse mécanique le rend adapté aux environnements poussiéreux, à condition de choisir un modèle encastré plutôt qu'en saillie.

Pour les ateliers avec de nombreux ouvrants, la gestion par zones permet de distinguer les accès permanents (entrée principale) des accès secondaires (fenêtres de ventilation, trappes) et d'appliquer des temporisations différentes. Un accès logistique utilisé en journée peut être mis en veille le soir sans désactiver l'ensemble du système.


4. Détecteurs de choc, de vibration et bris de vitre

Les détecteurs de choc s'installent directement sur les vitrages, cloisons métalliques ou portes blindées. Ils réagissent à l'impact avant que l'ouverture ne soit effective, ce qui gagne plusieurs secondes précieuses sur le temps de réaction. Les modèles à analyse de fréquence distinguent un choc d'intrusion d'une vibration ambiante liée aux machines, ce qui est déterminant en atelier.

Les détecteurs de bris de vitre acoustiques couvrent une surface plus large (jusqu'à 9 m de rayon selon les modèles) et se positionnent au plafond ou en angle de pièce. Leur sensibilité doit être ajustée selon le niveau sonore ambiant de l'atelier pour éviter les déclenchements intempestifs liés aux bruits de production.

Conseil de pro : Dans un atelier bruyant, préférez les détecteurs de choc par contact direct sur le vitrage aux détecteurs acoustiques de bris de vitre, moins précis en environnement sonore chargé.


5. Détecteurs volumétriques PIR, hyperfréquence et double technologie

À l'intérieur, les détecteurs à infrarouge passif (PIR) constituent la base de toute installation volumétrique. Ils détectent le mouvement d'un corps chaud dans leur champ de vision, généralement 90° à 12 m. Leur limite en atelier : les variations thermiques rapides (fours, compresseurs, rayonnement solaire par verrière) peuvent provoquer des fausses alertes.

Les détecteurs hyperfréquence (micro-ondes) ignorent les variations de température mais réagissent à tout mouvement, y compris les vibrations de machines arrêtées ou les courants d'air. Seuls, ils ne conviennent pas à un atelier actif. En revanche, associés à un PIR dans un détecteur double technologie, ils offrent une fiabilité nettement supérieure : les deux technologies doivent se déclencher simultanément pour générer une alarme. C'est la configuration recommandée pour limiter les fausses alertes dans les zones de passage obligé d'un atelier.

Pour les ateliers à hauts plafonds (supérieurs à 4 m), des détecteurs à double technologie avec angle de détection vertical élargi ou des modèles plafonniers sont nécessaires. Un détecteur mural standard positionné à 2,40 m ne couvre pas efficacement une allée de stockage de 8 m de hauteur.

Conseil de pro : Évitez de pointer un détecteur PIR vers une fenêtre exposée au soleil ou vers un radiateur. La source de chaleur dans le champ de vision est la première cause de fausses alertes en atelier.


6. Détecteurs à photo et caméras de levée de doute

Les détecteurs à photo intègrent un appareil photo qui se déclenche lors de l'alarme et envoie une image à l'opérateur de télésurveillance. Cette image permet de confirmer ou d'infirmer une intrusion réelle en quelques secondes, sans attendre l'arrivée d'un rondier. En atelier, où les fausses alertes liées à l'environnement sont fréquentes, ce dispositif réduit significativement les interventions inutiles.

La levée de doute par vidéo IA va plus loin : des algorithmes analysent le flux en temps réel et distinguent une silhouette humaine d'un animal ou d'un reflet. Les architectures SADII (systèmes d'alarme de détection d'intrusion industrielle) intègrent systématiquement cette couche d'analyse pour les environnements à contraintes élevées.


7. Caméras IA et caméras thermiques pour la protection des biens

Les caméras avec analyse vidéo par intelligence artificielle détectent des comportements anormaux : présence prolongée dans une zone restreinte, franchissement d'une ligne virtuelle, manipulation d'un équipement hors horaires. Elles s'installent en priorité sur les zones de stockage d'outillage de valeur, les accès aux coffres et les allées de circulation principales.

Les caméras thermiques présentent un avantage décisif pour la surveillance nocturne et la détection précoce de départs de feu, fréquents dans les ateliers de soudure ou de traitement de surface. Elles fonctionnent sans éclairage artificiel et ne sont pas affectées par la fumée légère ou la vapeur. Leur coût reste plus élevé que les caméras HD classiques, mais leur pertinence dans un atelier à risque thermique est réelle.

Les générateurs de brouillard anti-intrusion constituent une mesure active complémentaire : déclenchés après levée de doute confirmée, ils saturent visuellement la zone en quelques secondes et protègent les biens sensibles le temps de l'intervention.

Sur le plan réglementaire, toute caméra orientée vers un espace de travail doit respecter le cadre du RGPD : information des salariés, durée de conservation limitée (généralement 30 jours maximum), zones de masquage pour les espaces privés, et documentation de la finalité du traitement. La réglementation vidéosurveillance en entreprise impose également une signalétique visible à chaque entrée de zone filmée.


8. Contrôle d'accès et dispositifs anti-vol adaptés à l'atelier

Le contrôle d'accès par badge RFID est la solution la plus répandue en atelier professionnel. Chaque intervenant dispose d'un badge nominatif dont les droits sont paramétrables par zone et par plage horaire. Un prestataire de maintenance n'a pas accès à la zone de stockage des pièces de valeur ; un intérimaire ne peut pas entrer avant 7 h. La journalisation automatique des entrées et sorties constitue une trace exploitable en cas d'incident.

La biométrie (empreinte digitale, reconnaissance faciale) offre un niveau de sécurité supérieur pour les accès les plus sensibles, mais son déploiement en atelier doit tenir compte des contraintes pratiques : mains sales ou gantées, éclairage variable, temps de reconnaissance en conditions de production. Elle se justifie sur les accès à des zones à très haute valeur, pas sur l'entrée principale.

Les portiques antivol (EAS) et le marquage des outils complètent l'alarme sans s'y substituer. Un portique positionné à la sortie d'un atelier détecte l'emport non autorisé d'outillage marqué. Le marquage par gravure, peinture UV ou étiquette électronique facilite l'identification en cas de vol et dissuade la revente. Ces dispositifs s'intègrent naturellement à une architecture d'alarme via la centrale, qui peut déclencher une alerte spécifique à leur activation. Pour les ateliers en Gironde, Alarmexpert propose des solutions de contrôle d'accès entreprise adaptées à ces configurations.


9. Filaire ou sans fil : quel choix pour un atelier ?

La question revient systématiquement lors de l'audit. Les systèmes filaires restent pertinents en milieu industriel lorsque la fiabilité et l'immunité aux interférences radio sont prioritaires. Un atelier avec des machines à commande numérique, des variateurs de fréquence ou des postes de soudure génère des perturbations électromagnétiques qui peuvent affecter les communications sans fil à 433 MHz ou 868 MHz.

Le sans fil convient lorsque la topologie du bâtiment rend le câblage difficile (murs épais, charpentes métalliques, bâtiments classés) ou lorsque la mobilité des équipements l'exige. Les systèmes à 868 MHz offrent une meilleure pénétration et moins d'interférences que les fréquences plus basses, avec des portées en plein air de 100 à 150 m selon les centrales. Une architecture hybride, filaire sur les zones fixes et sans fil sur les extensions ou zones temporaires, est souvent la solution la plus adaptée.

CritèreFilaireSans fil
Immunité aux interférencesGénéralement élevéeVariable selon fréquence
Facilité d'installationPlus complexe (câblage)Plus rapide
MaintenanceConnexions à vérifier régulièrementBatteries à surveiller
ÉvolutivitéSouvent limitée par câblageSouvent meilleure
Environnement poussiéreuxAdapté avec gainesAdapté avec indice de protection suffisant

10. Sirènes, flashs et dispositifs de dissuasion

La sirène extérieure reste le premier signal dissuasif. Un niveau sonore de 100 dB à 1 m, combiné à un flash lumineux, suffit à alerter le voisinage et à perturber l'intrus. En atelier isolé, la sirène seule ne suffit pas : sans télésurveillance, personne ne l'entend. Elle doit être couplée à une transmission d'alarme vers un centre de surveillance.

Les sirènes intérieures servent à confirmer le déclenchement et à orienter l'intrus vers une sortie surveillée. Leur positionnement en hauteur (hors de portée sans échelle) et leur protection anti-sabotage (boîtier inviolable, batterie interne) sont des prérequis en milieu professionnel.


11. Intégration domotique et scénarios d'alarme programmables

Une centrale d'alarme professionnelle permet de programmer des scénarios adaptés aux cycles de l'atelier. Armement automatique à l'heure de fermeture, désarmement partiel pour les rondes de nuit, zones actives en permanence (coffre, serveur), zones en veille pendant les horaires de production : chaque configuration se paramètre par zone et par temporisation.

L'intégration avec la domotique permet d'aller plus loin : coupure automatique des alimentations non essentielles à l'armement, déclenchement d'un éclairage de sécurité lors d'une alerte, notification sur application mobile pour le responsable d'astreinte. Les centrales compatibles TCP/IP et GSM offrent une redondance de communication qui garantit la transmission de l'alerte même en cas de coupure réseau.


Comment choisir les capteurs adaptés à votre atelier

La sélection des équipements de surveillance repose sur quatre critères qui s'appliquent dans cet ordre.

  1. L'environnement physique : température, poussière, humidité, vibrations et perturbations électromagnétiques définissent les indices de protection requis (IP, IK) et les technologies à exclure.
  2. Les scénarios d'intrusion : identifiez les accès les plus vulnérables selon les horaires d'inoccupation, la visibilité depuis la voie publique et la valeur des biens accessibles depuis chaque point d'entrée.
  3. Les contraintes opérationnelles : fréquence des passages de prestataires, présence de travailleurs isolés (dispositifs DATI à intégrer), horaires décalés et procédures d'armement/désarmement.
  4. Le coût total de possession : le prix d'achat d'un capteur ne représente qu'une partie du coût réel. Les batteries des capteurs sans fil ont une durée de vie de 2 à 5 ans selon les modèles et l'activité de détection ; les abonnements de télésurveillance s'ajoutent au matériel ; la maintenance préventive trimestrielle est recommandée pour les locaux peu fréquentés comme les ateliers.

Conseil de pro : Lors de l'audit, simulez plusieurs scénarios d'intrusion en conditions réelles : porte principale en journée, accès logistique la nuit, tentative par toiture. Les temporisations et zones d'exclusion s'ajustent ensuite sur la base de ces tests, pas sur des hypothèses.

La norme EN 50131 définit les grades de performance des systèmes d'alarme intrusion, de 1 (risque faible) à 4 (risque très élevé). Un atelier standard relève généralement du grade 2 ou 3 selon la valeur des biens et l'accessibilité du site. Vérifiez que les périphériques choisis sont certifiés pour le grade visé : un capteur de grade 1 ne satisfait pas les exigences d'une installation grade 3, même s'il fonctionne techniquement.


Installation, maintenance et levée de doute : la méthode qui compte

L'erreur la plus fréquente est de concevoir l'installation selon les emplacements disponibles plutôt que selon les flux d'événements réels. Un capteur posé là où il y a de la place ne protège pas nécessairement là où l'intrus passera. L'audit préalable et la hiérarchisation des zones selon les scénarios d'intrusion permettent de concevoir un système plus efficace.

La maintenance préventive trimestrielle est particulièrement critique en atelier en raison des contraintes physiques (poussière, vibrations). Une batterie faible non détectée à temps peut rendre un capteur inopérant pendant des semaines sans que personne ne s'en aperçoive.

FréquenceActions recommandées
MensuelleVérification des voyants de la centrale, test d'une zone par rotation
TrimestrielleContrôle des batteries, nettoyage des optiques, test de transmission vers télésurveillance
AnnuelleTest complet de toutes les zones, mise à jour du micrologiciel, révision du plan de zonage

La procédure de levée de doute suit un enchaînement précis : déclenchement d'un capteur → analyse de l'image ou du flux vidéo par l'opérateur (ou par IA) → confirmation ou infirmation → déclenchement des actions (brouillard, sirène, appel du responsable, envoi d'un rondier ou des forces de l'ordre). Sans cette étape intermédiaire, chaque alarme génère une intervention physique, ce qui épuise rapidement les équipes d'astreinte et dégrade la crédibilité du système.

Conseil de pro : Définissez avec votre prestataire de télésurveillance un protocole écrit précisant qui appeler en premier, dans quel délai, et quelles actions déclencher selon le type d'alerte. Un protocole verbal ne tient pas à 3 h du matin lors d'un changement d'équipe.

  • Testez le système après chaque modification de l'atelier (déplacement de machines, ajout de cloisons, changement d'horaires).
  • Conservez un journal des tests et des interventions de maintenance : il constitue une preuve en cas de sinistre et facilite les audits de conformité.
  • Formez les utilisateurs aux procédures d'armement et de désarmement pour éviter les fausses alertes liées à une mauvaise manipulation.

Intégration avec la télésurveillance : protocoles et responsabilités

Un atelier non occupé la nuit ou le week-end ne peut pas reposer sur une alarme locale seule. La liaison vers une station centrale de télésurveillance est le maillon qui transforme une détection en intervention.

Les modes de transmission à privilégier en milieu professionnel :

  • Double chemin IP + GSM : si la connexion internet est coupée (sabotage ou panne), le GSM prend le relais automatiquement. La redondance est non négociable pour un site à risque.
  • Protocole de communication chiffré : les transmissions en clair sont vulnérables aux brouilleurs. Vérifiez que la centrale et le centre de télésurveillance utilisent un protocole sécurisé.
  • Supervision permanente de la liaison : la centrale doit envoyer des signaux de vie réguliers au centre ; toute interruption déclenche une alerte.

Lors de la contractualisation avec un prestataire de télésurveillance certifiée, vérifiez trois points : le délai de traitement de l'alerte (objectif inférieur à 60 secondes), la procédure de levée de doute documentée, et les conditions de gestion des fausses alertes (nombre d'alertes non confirmées au-delà duquel le prestataire peut suspendre le service).


Réglementation et vie privée : ce que tout exploitant d'atelier doit savoir

La norme EN 50131 est la référence technique européenne pour les systèmes d'alarme intrusion. Elle définit les grades de performance, les exigences environnementales et les protocoles de test. En Europe centrale, les assureurs professionnels exigent souvent une installation conforme à cette norme pour la prise en charge des sinistres liés au vol.

Pour la vidéosurveillance, le RGPD s'applique dès qu'une caméra filme des espaces où des salariés travaillent. Les obligations pratiques :

  • Information préalable : affichage de pictogrammes normalisés à chaque entrée de zone filmée, mention dans le règlement intérieur.
  • Durée de conservation : les enregistrements ne doivent pas être conservés au-delà de ce qui est nécessaire à la finalité déclarée. Trente jours est une durée couramment admise ; au-delà, une justification documentée est requise.
  • Droit d'accès : tout salarié peut demander à visionner les images le concernant. Prévoyez une procédure interne pour traiter ces demandes.
  • Zones de masquage : les espaces de repos, vestiaires et sanitaires ne peuvent jamais être filmés. Les zones publiques adjacentes à l'atelier (trottoir, parking partagé) doivent être masquées dans le flux enregistré.
ObligationDétail pratique
SignalétiquePictogramme + nom du responsable de traitement à chaque accès filmé
Durée de conservation30 jours maximum recommandés, documentés
Droit d'accès salariésProcédure interne écrite obligatoire
Zones interditesVestiaires, sanitaires, espaces de repos
Déclaration RGPDRegistre des traitements à tenir à jour

La certification APSAD (référentiel R31 pour les systèmes d'alarme intrusion) n'est pas obligatoire en France, mais elle est souvent exigée par les assureurs pour les sites à risque élevé et constitue un gage de qualité de l'installation. Vérifiez les exigences spécifiques de votre contrat d'assurance avant de choisir votre prestataire.

Cet article présente des informations générales. Pour votre situation spécifique, consultez un professionnel qualifié et vérifiez les réglementations en vigueur auprès des autorités compétentes.


Points clés

Un atelier bien protégé repose sur une architecture à trois niveaux (périmétrique, volumétrique, protection des biens), des capteurs adaptés aux contraintes physiques de l'environnement, et une maintenance trimestrielle rigoureuse.

PointDétails
Architecture multicoucheCombinez détection périmétrique, volumétrique et protection des biens pour couvrir tous les scénarios d'intrusion.
Détecteurs double technologiePrivilégiez les capteurs PIR + hyperfréquence en zones de passage pour réduire les fausses alertes en atelier.
Levée de doute obligatoireAssociez chaque alarme à une vérification vidéo ou humaine avant intervention pour éviter les déplacements inutiles.
Maintenance trimestriellePlanifiez des contrôles réguliers des batteries, optiques et transmissions, surtout dans les environnements poussiéreux.
AlarmexpertPropose un audit personnalisé, l'installation et la télésurveillance certifiée pour les ateliers en Gironde et Bordeaux Métropole.

Conseil de pro : Avant toute installation, demandez un audit de site formalisé avec un rapport écrit. Ce document sert de base au dimensionnement du système, à la négociation avec l'assureur et à la traçabilité des choix techniques.


Ce que l'expérience terrain change vraiment dans la conception d'une alarme d'atelier

La plupart des guides sur les équipements de surveillance s'arrêtent à la liste des technologies disponibles. Ce qu'ils n'expliquent pas, c'est que le choix des capteurs n'est que la moitié du travail. L'autre moitié, c'est la conception du scénario d'intervention qui suit le déclenchement.

Un atelier peut être équipé des meilleurs détecteurs du marché et rester vulnérable si personne ne sait quoi faire quand l'alarme sonne à 2 h du matin. Le protocole de levée de doute, la liste des personnes à contacter dans l'ordre, les actions automatiques à déclencher : tout cela se décide avant l'installation, pas après le premier incident.

L'autre point que l'on sous-estime systématiquement, c'est l'impact de l'environnement physique sur la durée de vie des capteurs. Un détecteur PIR dans un atelier de soudure encrassé en six mois si son optique n'est pas protégée. Une batterie de capteur sans fil dans un local non chauffé perd 30 à 40 % de son autonomie en hiver. Ces réalités ne figurent pas dans les fiches techniques, mais elles déterminent la fiabilité réelle du système sur trois ans.

Enfin, la tendance à multiplier les capteurs pour « couvrir toute la surface » produit souvent l'effet inverse : trop d'alertes, trop de fausses alarmes, et une équipe qui finit par ignorer les notifications. Un système bien conçu avec douze capteurs bien placés vaut mieux qu'un système surchargé de trente capteurs mal positionnés.


Votre atelier mérite une protection pensée pour lui

Un audit de sécurité sur mesure, c'est ce qui fait la différence entre un système qui fonctionne sur le papier et un système qui protège réellement votre atelier, vos machines et vos équipes.

Alarmexpert

Alarmexpert intervient sur le Bassin d'Arcachon, Bordeaux Métropole et le Sud Gironde pour concevoir, installer et maintenir des solutions d'alarme intrusion, de vidéosurveillance IA et de contrôle d'accès adaptées aux ateliers professionnels. Chaque projet commence par un audit terrain : analyse des accès, identification des zones critiques, recommandation des technologies adaptées à votre environnement. L'installation est soignée, le câblage discret, et le paramétrage testé en conditions réelles avant la mise en service. La télésurveillance 24h/24 avec protocole de levée de doute complète le dispositif pour les sites non occupés la nuit.

Demandez votre devis d'installation alarme sans engagement pour votre atelier.


Sources et normes à consulter

Pour approfondir les recommandations de cet article et vérifier les exigences applicables à votre installation :

  • Fiche sûreté n°3 — détection électronique, Direction générale des patrimoines et de l'architecture : référence officielle sur les trois niveaux de protection et les bonnes pratiques de levée de doute.
  • Sécurité anti-intrusion tertiaire et industrielle, Techniques de l'Ingénieur : dossier technique complet sur les systèmes anti-intrusion pour bâtiments professionnels.
  • Planification des systèmes d'alarme sans fil pour petits entrepôts et ateliers, Roombanker : guide pratique sur le placement des capteurs et la gestion des zones.
  • Systèmes d'alarme de détection d'intrusion industrielle, Athenalarm : présentation des architectures SADII multicouches.
  • Systèmes de surveillance et de sécurité pour sites industriels, EB Technologies : argumentaire sur l'association vidéo HD, IA et contrôle d'accès.
  • Norme EN 50131 : disponible auprès des organismes nationaux de normalisation (AFNOR en France, DIN en Allemagne, ÖNorm en Autriche).
  • Référentiel APSAD R31 : consultable auprès du CNPP (Centre national de prévention et de protection) pour les exigences d'installation certifiée.
DocumentUsage pratique
Fiche sûreté n°3 (DGPA)Référence pour justifier l'architecture multicouche auprès de l'assureur
EN 50131Vérifier le grade requis selon la valeur des biens et les exigences du contrat d'assurance
APSAD R31Exigée par certains assureurs pour les sites à risque élevé
Procès-verbal de testsÀ conserver après chaque installation et mise à jour du système
Registre RGPDObligatoire dès qu'une caméra filme des espaces de travail

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