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Autorisation préfectorale vidéosurveillance : la procédure complète

16 septembre 2026
Autorisation préfectorale vidéosurveillance : la procédure complète

Oui, si vos caméras filment la voie publique, un lieu ouvert au public ou les abords immédiats de votre établissement, l'autorisation préfectorale vidéosurveillance est obligatoire avant toute mise en service. La démarche passe par un formulaire Cerfa 13806*04, déposé via la téléprocédure du ministère de l'Intérieur. Préparez vos plans et votre justificatif technique avant de lancer l'envoi : c'est souvent là que les dossiers bloquent.


En bref:

  • Toute caméra filmant la voie publique, les lieux ouverts au public ou les abords immédiats d’un établissement nécessite une autorisation préfectorale préalable.
  • La demande, entièrement numérique, doit inclure des plans précis, une description des zones filmées et un justificatif technique, sous peine de retards importants.
  • La conformité à la réglementation RGPD demeure indispensable, avec notamment une signalétique claire, une limitation de conservation à 30 jours et un accès restreint aux images.
  • Un dossier incomplet ou mal actualisé lors du renouvellement peut entraîner le retrait de l’autorisation ou des sanctions, d’où l’importance d’une gestion rigoureuse.
  • Faire appel à un installateur certifié APSAD facilite la constitution du dossier, la maintenance et le renouvellement, évitant ainsi des erreurs coûteuses ou des infractions.

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Table des matières

Qui est concerné par l'autorisation préfectorale vidéosurveillance ?

La confusion entre vidéosurveillance et vidéoprotection est l'erreur la plus fréquente chez les entreprises qui installent des caméras. La CNIL rappelle cette distinction : la vidéosurveillance couvre les espaces strictement privés (bureaux fermés, réserves, zones non accessibles au public), sans démarche préfectorale à effectuer. La vidéoprotection, elle, concerne tout dispositif qui capte des images de la voie publique ou d'un lieu ouvert au public, et c'est elle qui déclenche l'obligation d'autorisation.

Concrètement, vous basculez dans ce régime dès que l'une de ces situations s'applique :

  • Un hall d'accueil ou une zone de vente accessible à toute personne extérieure.
  • Une vitrine ou une caméra d'entrée dont le champ capte le trottoir ou la rue.
  • Un parking, une cour ou des abords immédiats filmés au delà de la limite de propriété stricte.

La préfecture de Côte d'Or précise que la demande doit détailler les finalités du dispositif, les zones exactes filmées et les modalités de protection des données, conformément au Code de la sécurité intérieure. Un doute sur le périmètre de votre installation ? Mieux vaut vérifier avant de commander le matériel que de devoir tout redéclarer après coup.

Comment demander l'autorisation préfectorale pour une caméra de surveillance ?

La démarche se fait entièrement en ligne, sans dépôt papier à la préfecture. Voici l'enchaînement à suivre.

  1. Accédez au portail dédié. Le ministère de l'Intérieur héberge une téléprocédure qui distingue trois cas : nouvelle demande, modification d'un système existant, ou renouvellement d'une autorisation arrivant à échéance.
  2. Choisissez la préfecture compétente. C'est celle du lieu d'implantation des caméras qui instruit le dossier, pas nécessairement votre siège social si vos sites sont répartis sur plusieurs départements.
  3. Remplissez le Cerfa 13806*04. Priorisez les rubriques sur les finalités poursuivies (sécurité des biens, prévention d'actes de malveillance), le nombre de caméras et la description précise de chaque zone filmée.
  4. Lisez la notice avant de vous lancer. La notice cerfa 51336 détaille les pièces annexes attendues ; la parcourir en amont évite de reprendre le formulaire à mi-chemin.
  5. Joignez les documents via l'interface. Tout se fait au même endroit : plans, justificatifs techniques, captures d'images.
  6. Conservez le numéro de dossier. Il vous servira pour suivre l'instruction et, plus tard, pour préparer le renouvellement.

Conseil de pro : Vérifiez systématiquement que le plan de détail correspond au champ réel de chaque caméra, pas à son emplacement théorique sur le plan d'architecte. C'est l'écart le plus courant relevé par les préfectures lors de l'instruction.

Quelles pièces joindre pour l'autorisation préfectorale ?

Les préfectures détaillent une liste de pièces techniques précises qui accompagnent le Cerfa. Un dossier incomplet ralentit l'instruction de plusieurs semaines, parfois plus si la préfecture doit redemander une pièce.

  • Un plan de détail par caméra, indiquant son implantation exacte et le sens de son champ de vision.
  • Un plan de masse pour toute caméra positionnée à l'extérieur, situant le bâtiment dans son environnement immédiat.
  • Une capture d'exemple des images extérieures captées, avec une description écrite des lieux filmés.
  • Un justificatif de conformité technique : soit le questionnaire cerfa 51336*02 rempli par vos soins, soit une attestation délivrée par un installateur certifié APSAD.

Joindre une capture réelle plutôt qu'un schéma théorique accélère nettement l'instruction, car l'agent instructeur visualise immédiatement les zones couvertes sans devoir interpréter un plan abstrait.

L'autorisation préfectorale dispense-t-elle des obligations RGPD ?

Non, et c'est probablement le point le plus mal compris par les entreprises qui viennent d'obtenir leur feu vert préfectoral. L'autorisation valide l'implantation du dispositif ; elle ne remplace en rien les obligations posées par le règlement général sur la protection des données. Vous devez notamment informer les personnes filmées, conformément à l'article 13 du RGPD, via une signalétique visible à l'entrée des zones concernées.

  • Afficher une mention claire précisant la finalité de la vidéoprotection et les modalités d'exercice des droits.
  • Limiter la conservation des images à 30 jours maximum, sauf mention contraire justifiée dans l'arrêté préfectoral, comme le rappelle Service-public.fr.
  • Restreindre l'accès aux images aux seules personnes habilitées et tenir un registre des consultations.

La CNIL insiste sur ce dernier point : seules les personnes explicitement autorisées peuvent visionner les enregistrements, et l'autorisation préfectorale elle-même n'est valable que 5 ans, renouvelable avant échéance.

Conseil de pro : Notez la date d'expiration de votre autorisation dès sa réception. Beaucoup d'entreprises découvrent l'échéance des 5 ans au moment d'un contrôle, plutôt qu'en amont, ce qui complique inutilement le renouvellement.

Que risque une entreprise sans autorisation préfectorale valide ?

Un dispositif installé sans autorisation, ou dont l'usage dévie de ce qui a été déclaré, expose à des conséquences concrètes. Le préfet peut refuser la demande, retirer une autorisation existante, ou ordonner la fermeture provisoire de l'installation, comme le précise Service-public.fr. Côté CNIL, les sanctions vont du simple rappel à l'ordre à la limitation du traitement, voire à une amende selon la gravité du manquement constaté. La meilleure prévention reste un audit initial par un installateur qualifié, une attestation technique en règle, et un registre de consultation tenu à jour dès la mise en service.

Checklist opérationnelle pour déposer votre dossier

Avant de cliquer sur « envoyer », vérifiez ces trois blocs dans l'ordre.

  1. Préparation : audit des zones filmées, identification précise des espaces publics captés, information du maire si le dispositif filme la voie publique communale.
  2. Constitution du dossier : Cerfa 13806*04 rempli, notice 51336 consultée, plan de détail par caméra, plan de masse pour l'extérieur, justificatif technique ou attestation APSAD, captures d'images extérieures.
  3. Vérifications finales : liste des habilitations d'accès arrêtée, durée de conservation paramétrée sur l'enregistreur, registre des consultations créé et prêt à l'usage.

Une fois ces trois blocs cochés, le dossier part généralement sans retour de la préfecture pour pièce manquante.

Pourquoi passer par un installateur professionnel pour ce dossier ?

Un installateur qui couvre l'audit, le plan technique, l'attestation de conformité, la pose et la maintenance sécurise chaque étape du dossier, du dépôt jusqu'au renouvellement cinq ans plus tard. Recourir à un professionnel attesté APSAD simplifie particulièrement l'instruction préfectorale, puisqu'il fournit directement le justificatif technique attendu.

Étapes du dossier de demande d’autorisation préfectorale

Conseil de pro : Demandez toujours à votre installateur de vous remettre une copie de l'attestation de conformité avant le dépôt, pas après. C'est ce document qui accompagne le Cerfa dans la majorité des dossiers instruits sans complément demandé.

Ce que les entreprises sous-estiment dans cette démarche

La plupart des guides traitent l'autorisation préfectorale comme une simple case administrative à cocher. C'est une erreur de perspective. Le vrai risque n'est pas de se voir refuser l'autorisation, il est de l'obtenir sur la base d'un dossier flou, puis de découvrir deux ans plus tard que le champ réel des caméras ne correspond plus à ce qui a été déclaré, parce qu'une caméra a été repositionnée ou qu'une nouvelle vitrine a été ajoutée sans mise à jour du dossier.

Ce que les entreprises sous-estiment dans cette démarche — overview diagram

Le renouvellement à 5 ans n'est pas non plus une formalité de routine. C'est l'occasion de vérifier que votre registre de consultations existe réellement, que les habilitations d'accès sont toujours à jour, et que la durée de conservation paramétrée sur votre enregistreur correspond bien aux limites mentionnées dans votre dossier initial. Beaucoup d'entreprises découvrent ces écarts au moment d'un contrôle, jamais avant.

Ma conviction, après avoir observé la logique de ces procédures : la conformité documentaire et la conformité opérationnelle doivent être traitées comme un seul et même sujet, pas comme deux démarches séparées dans le temps. Un plan technique bien fait dès le départ vous évite de reconstituer un dossier sous pression cinq ans plus tard.

— Valentin BURGARD

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Nos équipes interviennent principalement en Gironde, auprès des commerces, hôtels, entrepôts et sites industriels qui doivent sécuriser leurs abords tout en restant en règle avec les autorités compétentes. Avant de vous lancer dans les diagnostics réglementaires liés à vos locaux, pensez aussi à vérifier les diagnostics obligatoires pour un fond de commerce, une étape souvent liée à une reprise ou une installation de sécurité. Pour la partie caméras, consultez notre guide vidéosurveillance entreprise ou demandez directement un devis pour votre installation de vidéosurveillance à Bordeaux.

Liens officiels pour préparer votre demande

Gardez sous la main les liens suivants avant de déposer votre dossier : la téléprocédure ministérielle pour l'envoi du Cerfa, la fiche Service-public sur les délais et la conservation des images, et la page CNIL sur la vidéoprotection pour vos obligations RGPD. Contactez ensuite votre préfecture pour toute question propre à votre département.

Sources

Questions fréquentes

Quelle autorisation pour une caméra de surveillance ?

Une autorisation préfectorale est nécessaire dès que la caméra filme la voie publique ou un lieu ouvert au public ; pour des locaux strictement privés, aucune démarche préfectorale n'est requise.

Comment demander une autorisation préfectorale pour la vidéosurveillance ?

La demande se dépose via la téléprocédure du ministère de l'Intérieur, en remplissant le Cerfa 13806*04 et en joignant plans, capture d'images extérieures et justificatif de conformité technique.

Quelle est la réglementation sur la vidéosurveillance en France ?

Le Code de la sécurité intérieure encadre les caméras filmant l'espace public, avec une autorisation préfectorale valable 5 ans, une conservation des images limitée à 30 jours et des obligations RGPD complémentaires.

Comment demander une autorisation d'installation d'une caméra de surveillance ?

Il faut réunir le Cerfa rempli, le plan de détail, le plan de masse pour l'extérieur et l'attestation technique, puis déposer le dossier auprès de la préfecture compétente pour le lieu d'implantation. Un installateur professionnel peut préparer ces pièces techniques en amont du dépôt.

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